Les familles monoparentales

 

Les familles monoparentales représentent aujourd’hui 15% des familles en France métropolitaine. Ce chiffre est souvent révélateur de situations de vulnérabilité accrues par rapport aux couples avec enfants : isolement du parent, ressources financières moindres, difficultés de garde du/des enfant(s)… Les territoires les plus touchés ? Les Antilles françaises (51 % de familles monoparentales à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane) et l’Ile-de-France mais également le nord et le sud-est de la France métropolitaine.



Emmanuel Macron, lors de son allocution du 10 décembre 2018, a parlé des difficultés de « la mère de famille célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n’a pas de moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois ». Selon l’INSEE, le nombre de familles monoparentales a augmenté de 77% en 20 ans. Le phénomène s’est récemment accéléré puisque la proportion de ces familles a augmenté de 11% entre 2010 et 2015. 2,6 millions d’enfants seraient concernés par cette situation, sur les 13,7 millions d’enfants résidant en France, soit 19% des mineurs. Cette proportion croît avec l’âge puisqu’elle concerne 11% des moins de 3 ans, et 24% des 11-17 ans. Cette situation concerne également davantage les femmes (8 familles monoparentales sur 10).

Si l’on adopte une vision territorialisée du phénomène, on remarque plusieurs zones davantage concernées. Les Antilles françaises apparaissent comme les territoires les plus touchés, notamment en ce qui concerne les communes de plus de 15 000 habitants. A Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, la part des familles monoparentales grimpe à 51%. A Cayenne, cette part est de 47%. L’Ile de France apparait également plus touchée, notamment en ce qui concerne les villes entre 2 500 et 15 000 habitants. A Chatelet-en-Brie, en Seine-et-Marne, la part des familles monoparentales s’élève à 67%. Concernant les villes de moins de 2500 habitants, les Antilles et l’Ile de France arrivent également en tête des territoires où les familles monoparentales sont les plus représentées. Concernant le reste des territoires, on remarque une sur-représentation des familles monoparentales en proportion dans le nord et le sud-est de la France métropolitaine.

Des réflexions sont en cours sur le renforcement des aides à destination de ces familles. Par exemple, une poursuite du droit au complément de libre choix du mode de garde (CMG) au-delà de 6 ans a été évoqué. Le gouvernement entend également agir davantage sur la continuité des versements, notamment des pensions alimentaires. Une meilleure majoration des aides à destination de ces familles a aussi été travaillée, notamment en ce qui concerne l’allocation de rentrée scolaire ou bien encore l’allocation de soutien familial. Certaines de ces propositions pourraient faire partie du futur projet de loi de financement de la sécurité sociale.

D’autres indicateurs sont disponibles dans le Portrait Croisé.

 
Ithéa Conseil